Terminale · HGGSP

Devoir surveillé n°3 — Histoire et mémoires : le cas de la guerre d'Algérie

Ce DS évalue la capacité à distinguer histoire et mémoires, et à analyser les enjeux mémoriels autour d'un événement historique précis, la guerre d'Algérie.

2h · Moyen · 2 exercices · Barème sur 20 points

Entraînement généré par IA — vérification pédagogique complète non acquise.

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Sujet

Travaille d’abord sans consulter le corrigé. Note tes réponses et les étapes de ton raisonnement.

Exercice 1Vérification des connaissances (6 points)

Cochez la ou les bonnes réponses. Une seule réponse est possible par question, sauf indication contraire. 1. La guerre d'Algérie s'est déroulée : a) De 1954 à 1962 b) De 1939 à 1945 c) De 1946 à 1954 2. Le terme « guerre d'Algérie » a été officiellement reconnu en France : a) En 1962 par les accords d'Évian b) En 1999 par la loi c) Il ne l'est toujours pas officiellement 3. Les « harkis » désignent : (2 réponses attendues) a) Les soldats algériens engagés dans l'armée française b) Les membres du FLN c) Les pieds-noirs restés en Algérie après 1962 d) Une communauté dont la mémoire est souvent qualifiée de « doublement oubliée » 4. La « mémoire pied-noir » est principalement portée par : a) L'État français b) Des associations comme le Cercle algérianiste c) Le gouvernement algérien

Exercice 2Rédaction : Mémoires plurielles et histoire commune (14 points)

« Les mémoires de la guerre d'Algérie en France sont plurielles et conflictuelles. » Vous développerez cette affirmation dans un texte structuré, en vous appuyant sur des exemples précis pour illustrer la diversité des acteurs mémoriels et les tensions entre leurs récits.

Corrigé et barème

Le total du barème est de 20 points. Les réponses rédigées admettent plusieurs formulations pertinentes ; compare le raisonnement, pas seulement les mots.

Exercice 1Vérification des connaissances : 6 points
1. a) De 1954 à 1962. 2. b) En 1999 par la loi. La France a longtemps utilisé les termes « d'opérations de maintien de l'ordre » ou « d'événements ». 3. a) Les soldats algériens engagés dans l'armée française ET d) Une communauté dont la mémoire est souvent qualifiée de « doublement oubliée » (par la France et par l'Algérie indépendante). 4. b) Des associations comme le Cercle algérianiste. C'est une mémoire portée par la société civile, souvent en décalage avec le récit national officiel.
Exercice 2Rédaction : Mémoires plurielles et histoire commune : 14 points
Introduction : La guerre d'Algérie a donné naissance à des mémoires multiples et souvent antagonistes en France, loin d'un récit national unifié. I. La pluralité des acteurs et de leurs mémoires : - La mémoire des anciens combattants français : souvent marquée par l'amertume d'une guerre non nommée, la sensation d'abandon, voire le traumatisme (ex: témoignages sur la torture). - La mémoire des rapatriés (pieds-noirs) et des harkis : une mémoire de l'exil, de la perte, et pour les harkis, d'un double rejet. Ces groupes entretiennent une mémoire vive et douloureuse, portée par des associations. - La mémoire des immigrés algériens et de leurs descendants : une mémoire de la lutte pour l'indépendance, souvent transmise dans la sphère familiale, en tension avec le récit français dominant. II. Des mémoires conflictuelles et leur difficile pacification : - Ces mémoires s'opposent sur la qualification des faits (guerre vs événements), sur la responsabilité des violences (massacres, torture). - Le travail des historiens (comme Benjamin Stora) a permis de objectiver les faits, mais les passions mémorielles restent vives, comme en témoignent les polémiques récurrentes (loi de 2005, reconnaissance de la torture). - L'État a tenté une pacification par des gestes symboliques (reconnaissance officielle du terme « guerre » en 1999, journée d'hommage aux harkis) mais une mémoire apaisée et partagée reste un horizon difficile à atteindre. Conclusion : La conflictualité de ces mémoires reflète la complexité et la violence de l'histoire coloniale. Le travail historique est essentiel pour permettre une confrontation sereine de ces récits.

Comprendre, puis réessayer

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